Les recherches montrent que le marché hypothécaire canadien peut gérer les risques - hiver 2010
Les nouvelles données recueillies par l’ACCHA indiquent que les propriétaires empruntent moins et non plus que leurs moyens le permettent
Toronto (Ontario) (14 janvier 2010) – Une nouvelle recherche basée sur des données recueillies par l’Association canadienne des conseillers hypothécaires accrédités (ACCHA) auprès de ses entreprises membres donne à penser que les prêteurs et les emprunteurs, notamment les accédants à la propriété, se montrent extrêmement prudents.
Le mois dernier, l’ACCHA a mené une enquête auprès d’un groupe de membres qui ont accordé plus de 40 000 prêts hypothécaires totalisant 10 G$ en 2009 (les données concernent les achats d’habitations seulement et excluent les renouvellements ou refinancements). Le jeu de données représente environ le sixième de l’activité hypothécaire totale pour l’achat d’habitations au Canada. Les recherches sont publiées dans un rapport intitulé Revue du marché hypothécaire – les risques sont faibles et maîtrisés.
Parmi les grandes conclusions :
• 86 % des acheteurs d’habitation ont choisi des hypothèques à taux fixe. Cette part a chuté vers la fin de l’année lorsque les taux variables sont devenus plus intéressants (à 2,25 % comparativement à 4 % pour les taux fixes).
• Parmi les emprunteurs qui ont choisi des taux fixes, un grand nombre ont opté pour des termes plus longs. Moins de 5 % ont choisi deux ans ou moins. 20 % ont choisi des termes de trois ans, 5 % des termes de quatre ans et 70 % un taux fixe de cinq ans ou plus.
• La grande majorité de ceux qui ont contracté leur première hypothèque l’an dernier ont emprunté moins que leurs moyens ne leur permettaient, étant donné que leur ratio d’amortissement brut de la dette (ABD) est bien au-dessous des maximums permis, même lorsque l’on fait le calcul à des taux d’intérêt plus élevés.
• La forte part d’hypothèques à taux fixe et les faibles taux d’ABD invalident la perception voulant que les consommateurs et les institutions financières prennent plus de risque.
« Cette nouvelle recherche montre que les Canadiens évaluent leurs capacités et vulnérabilités » a déclaré Jim Murphy, AMP, PDG de l’ACCHA. « Ils sont prudents et la grande majorité des emprunteurs hypothécaires canadiens ne prennent pas de risques indus. Ils ont déjà tenu compte d’une hausse des taux d’intérêt dans leurs décisions hypothécaires. »
Will Dunning, économiste en chef de l’ACCHA et auteur de ce nouveau rapport a déclaré qu’une infime minorité d’acheteurs étaient aux limites de leurs moyens. Il a souligné que « cet ensemble de données est principalement axé sur les accédants à la propriété qui sont considérés comme les plus à risque. Chaque année, entre 2,5 % et 3 % des ménages canadiens achètent leur première habitation. Nos données indiquent que seul un faible pourcentage dépasse les limites. Leur nombre est d’environ 4000 ménages, soit une part infime des 13,25 millions de propriétaires d’habitations au Canada. Les risques sont encore plus faibles pour ceux qui ont emprunté durant les années antérieures. »
Parlant des tests de tension menés par l’ACCHA, M. Dunning a déclaré que « l’essentiel de ces simulations est que, même si les versements hypothécaires augmenteront probablement pour la plupart des emprunteurs, la hausse des revenus fera plus que compenser l’augmentation des versements hypothécaires. Dans l’ensemble, le risque lié à une hausse des taux hypothécaires paraît faible et contrôlable. »
Pour vous procurer un exemplaire de Revue du marché hypothécaire – Le risque est faible et maîtrisé, visitez : www.caamp.org
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